Indispensable vitamine C
- Nadia Buguet
- 4 oct. 2018
- 4 min de lecture

La vitamine C ou acide ascorbique est comme son nom l’indique la vitamine qui permet de lutter contre le scorbut (ou avitaminose C). On relie cette maladie aux premières explorations marines mondiales : on la surnommait alors « peste des mers ».
On se dit que depuis le scorbut a disparu de notre paysage ; ce n’est pas tout à fait exact, et nous verrons que la vitamine C a un rôle essentiel dans le maintien d’une bonne santé.
Si cette maladie touche encore les plus précaires dans les pays en développement ou les pays en guerre, on a également recensé quelques cas de scorbut dans nos pays riches et industrialisés.
Aux Etats-Unis, des jeunes adolescents au régime aberrant : beignet, café, beurre de cacahuète ; mais aussi en Europe, en France notamment, où quelques cas ont été signalés en 2014 et 2015 : là encore les habitudes alimentaires et une nourriture industrielle, pauvre en vitamines, sont en cause.
L’avitaminose C survient lorsque les fruits et les légumes crus sont absents du régime alimentaire pour une durée qui peut varier de 90 à 180 jours : le dosage en vitamine C est inférieur à 10 mg/jour. L’apport conseillé quotidien pour une femme est de 75 mg/jour et 90mg/jour pour un homme. Une orange contient entre 40 et 80 mg de vitamine C. La vitamine C est hydrosoluble, sensible à la lumière et la chaleur, très fragile elle est détruite au contact de l’air. Elle est indispensable pour le collagène, les globules rouges et le système immunitaire. Elle permet également une meilleure absorption du fer.
Si la majorité des mammifères sont capables de la synthétiser dans le foie ou les reins à partir du glucose (nb : ce n’est pas une vitamine pour ces espèces), les primates, les grand singes et l’être humain (ou encore certains oiseaux ou poissons) en sont incapables.
Les symptômes de l’avitaminose C sont un gonflement des gencives, sensibles et saignantes, un déchaussement des dents, des hématomes, des jambes enflées et ulcérées, des diarrhées et enfin léthargie qui entraîne la mort. Pourquoi évoquer ces symptômes, parce qu’on retrouve des similitudes avec la phase terminale du cancer (notamment les leucémies).
Linus Pauling[1]est l’un des fondateurs de la médecine orthomoléculaire qui se propose de soigner les maladies par l’apport optimal des nutriments, minéraux et oligo-éléments. Lui-même à 40 ans était atteint de la maladie de Bright réputée à l’époque incurable, il s’est pourtant rétablit notamment par les vitamines et minéraux. Après l’étude des travaux d’Irvin Stone, il expérimente pour les cancéreux en phase terminale l’utilisation de la vitamine C en intraveineuse et par voie orale. Si les résultats sont favorables, la campagne menée par les laboratoires pharmaceutiques va saper les travaux de ces médecins et chercheurs et les décrédibiliser. Selon leurs observations, la vitamine C va améliorer l’état général du malade qui se sentira moins las, il ralentit la croissance cancéreuse et parfois entraîne une régression tumorale, les douleurs liées aux métastases s’estompent. Dans le cadre des tumeurs pulmonaires, les difficultés respiratoires s’amenuisent[2].
Quel est le mécanisme de ces améliorations ? Pour les personnes atteintes d’un cancer, la concentration en vitamine C est anormalement basse (de 0.1 à 0.4 milligrammes pour 100 millilitres contre 1 à 1.5 milligramme pour 100 millilitres taux plasmatique normal – dans les globules blancs on mesure 32 gammas/taux normal versus 11 à 18 gammas selon l’avancement du cancer).
C’est précisément la perfusion qui permet au corps d’assimiler les doses massives de vitamine C. lorsque nous consommons oralement de la vitamine C, le corps met en place un mécanisme de défense contre le surdosage ainsi notre corps ne peut en absorber plus de 200mg/jour.
Si les études concernant les injections de vitamines sont encore contradictoires notamment dans le cas des cancers, elles diminuent les effets secondaires de la chimiothérapie.
Mais surtout, la vitamine C stimule la production de lymphocyte T ou cellules NK (Natural Killer) ou encore lymphocyte NK, ces cellules de l’immunité innée sont fabriquées par la moelle osseuse. Elles produisent une substance chimique (perforine et granzymes) qui détruit les cellules cancéreuses.
Pour conclure sur cet aspect, en Allemagne, certaines cliniques utilisent la vitamine C en perfusion pour traiter ces cancers où les symptômes s’apparentent au scorbut : c’est le cas notamment à Kehl au Centre de traitement alternatif du cancer, mais également à Bad Emstal à la clinique Arcadia Praxis.
On perçoit donc aisément l’importance pour notre système immunitaire d’une consommation optimale en vitamine C de manière quotidienne, puisque l’on ne peut la « stocker ».
L’idéal est de consommer avant tout de la vitamine C biodisponible : on la trouve abondamment dans les choux, les épinards, les tomates, les fraises, les groseilles ou encore dans les agrumes.
A l’approche de l’hiver, il peut être intéressant de se supplémenter : il faut préférer des produits naturels comme l’acérola (sa teneur en vitamine C est supérieure de 4 fois à celle de l’orange, elle contient de surcroît des minéraux et oligo-éléments). Pour les petits rhumes hivernaux, il faudra en synergie prendre du zinc…Rappelons qu’on trouve cet oligo-élément dans les fruits de mer, les huîtres (produits de la saison hivernale), le foie, les légumineuses…
Il sera important de vérifier sur l’étiquette les mentions 100% acérola sans additif, conservateurs, arômes artificiels ou colorants, et bien sûr Bio.
Par exemple…mais ce n’est qu’un exemple :

Acérola Bio 1000
Marque Orfito
Fabriquée en France
Bio
Acérola Bio 1000mg
Dont vit C bio 170 mg
[1] La vitamine C contre le cancer, E.Cameron Chirurgien, et Linus Pauling, double prix Nobel face aux résultats obtenus.
[2] Sauvez votre corps Dr Catherine Kousmine p520 « le traitement des cancéreux avec de fortes doses de vitamines C par Linus Pauling ».






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